Pointe Percée
Ce week-end, je suis monté à la Pointe Percée, sommet emblématique de la chaîne des Aravis, cela faisait des années que je voulais gravir ce fameux point culminant des Aravis, qui s’élève à 2750m d’altitude.
Je me suis garé sous le col des Annes à 8h30 et j’ai été assez surpris du nombre de voitures et de vans qui y étaient déjà garés, et il était difficile d’y trouver une place.
Me voici enfin parti à 9h après avoir préparé mon sac. Il fait déjà bon, et la montée jusqu’au refuge de Gramusset en passant par le col de l’Oulettaz se passe quasiment à l’ombre.
Arrivée au refuge à 10h, j’avale un café et j’entame l’ascension dans le dédale de lapiaz, de coulées de cailloux et de bloc à escalader, tout en essayant de suivre l’itinéraire des points rouges peints sur la roche.
J’en ai bien bavé du refuge jusqu’au sommet !, je n’avais pas de souffle, peut-être tout simplement parce que j’allais trop vite. Je faisais de petites pauses et, après 3h20 d’ascension et 1 175 mètres de dénivelé, me voici enfin au sommet vers 12h.
La vue est tout simplement grandiose et dégagée, avec un panorama à 360 degrés sur les alentours. On y voit la magnifique chaîne des Aravis avec toutes ses strates empilées, c’est impressionnant !
Côté ouest, je vois bien le Chinaillon, la chaîne du Bargy, le Môle qui paraît ridicule, le Jura au loin, il y a déjà beaucoup de parapentes en l’air, la journée s’annonce fumante.
De l’autre côté Est, vue sur le magnifique massif du Mont-blanc, les Dôme de Miage, la chaîne des Fizz, les sommets Suisse du Valais, les écrins au loin, la Pierra Menta du Beaufortain, c’est vraiment grandiose, la pause casse croûte avec une vue pareille est un véritable luxe.
La descente qui s’est révélée tout aussi impressionnante, mieux vaut désescalader face à la montagne que d’être face au vide. Il est parfois difficile de trouver des points d’appuis, sans compter que la roche, patinée par endroits, rajoute une certaine difficulté, mais en prenant son temps, cela se passe sans souci. Je fais des pauses pour admirer le paysage, je reviens au refuge vers 15h30. Je décide d’y rester jusqu’au repas, servi à 19h, afin d’assister au coucher de soleil sur place. Je redescendrai au camion presque de nuit, mais le spectacle du crépuscule et la venue des bouquetins ne m’ont pas fait regretter ce choix.
Voici donc une galerie de quelques images, les photos en meilleures définitions sont ici.


























Une idée de l’itinéraire depuis le parking.
















